Premiere journee de repos... ou presque
Hier, premiere journee de repos depuis notre depart. J'avais pas mal de petits trucs a faire, par exemple, mettre des photos sur le blog pour orienter un peu votre imagination, ou m'allonger confortablement dans un canape pour bouquiner...
En fin de matinee, nous etions avec Seb en face des ordi de l'auberge, quand un gars est rentre pour demander si quelquún etait interesse par de la figuration dans le tournage d'un film.... pourquoi pas... je me suis retrouve dix minutes plus tard dans une combinaison de ski, Seb vetu d'un T-shirt marque d'un enorme 2 rouge... difficile de comprendre quelque chose. Nous avons passe neuf heures sur ce tournage. Je n'ai pas compris grand chose a l'histoire, un peu perdue dans cette atmosphere professionnelle que je ne connais pas du tout. C'est amusant de debarquer de nul part dans un contexte un peu farfelu, je ne savais pas quand ca tournait ou non, je ne comprenais pas exactement ce que je devais faire... ca ne devait pas etre bien important jímagine, et j'espere [parce que mes talents d'actrices, si jén ai, sont vraiment bien caches! J'attends maintenant de voir quel type de film c'etait... pas un navet j'espere.
Aujourd'hui la marche reprend. Pas de photos sur le blog, desolee, j'ai ete coincee pour des raisons professionelles! Et desolee Maman pour le coup de tel...
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Publié à 08:17, le 21/11/2008, Pemberton Mots clefs :
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Deja plus de 400 km
J'en passe du temps a marcher, a enchainer les pas. Difficile de dire ce qu'il se passe dans ma tete pendant ces heures. Celles-ci peuvent etre bien courtes, comme longues, tres appreciees ou moins. A quoi je pense? Souvent a pas grand chose de precis. Je vais remarquer une fourmis qui transporte un truc 10 fois plus grand qu'elle, une trace d'animal. Puis je leve la tete pour regarder les arbres, leur couleur, leurs, feuillages. Les fleurs sauvages, les orchidees. Les kangourous, les emus, les oiseaux, les perroquets (... non, pas d'isolateur, pas encore) Ce a quoi je pense depend enormement du rythme de la marche. A pas rapides, seul le chemin et le ressenti de mon corps compte. A pas plus lent, la mon esprit s'évade. Un peu en anglais, beaucoup en francais, pas du tout en espagnol. Je ressens un reel besoin de prendre mon temps, la rapidite ne m'apporte rien, que de la frustration. Assez de passer sa vie a courrir et a regarder sa montre. Assez de ces competitions a qui sera le plus rapide... a qui savourera le moins et n'aura que des chiffres en tete.
Souvent, je me demande pourquoi je marche, quelle satisfaction je tire de tous ces kilometres. Une des reponses se trouve surement quand nos regards se croisent avec Seb, le sourire aux levres, parce que l'on a devant nous un paysage absolument sublime..."On fait une pause, hein?" Et on pose nos sacs, et silence. On en fait pas mal; des pauses :) Il y a quelques jours on s'est arrete dejeuner sur le flanc d'une coline. Rayon de soleil, je m'allonge pour me reposer, quand Seb s'est rendu compte qu'un serpent comme je n'en avais jamais encore vu, rodait autour de nous... ainsi que toute sa famille... "Shiiit! on est juste a cote du nid!" (pas sur que les serpents aient un nid...) Tranquilement, les yeux dans les yeux des serpents, nous nous sommes leves pour quitter les lieux. Premiere fois que j'ai autant d'intimite avec un serpent. Nos regards se sont fixes un bon moment.
Progressivement, mon corps s'adapte a la marche, moins de fatigue, plus d'energie. A la fin de chaque etape, je suis contente d'arriver au refuge, de liberer mes pieds des chaussures. Mais hier, changement, petite deception d'arriver... deja. J'avais encore de l'energie a donner. Les ampules disparaissent, les courbatures s'attenuent. La seule difficulte qui apparait est la chaleur. Le soleil commence a taper dur. On transporte plus d'eau avec nous. On se jette dans la premiere riviere ou le premier lac venu. Hier on a passe une partie de la journee dans des cascades a cote de Pemberton. Un petit delice, meme si Seb n'a pas attrape de poisson cette fois-ci.
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Publié à 08:08, le 20/11/2008, Pemberton Mots clefs :
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ca use les souliers!
Je ne sais pas trop ou on en est dans les km... beaucoup dans les pattes, et plein la vue de cette australie magnifique! Nous avons quitte la cote et traversons les forets et les plaines, direction le nord. Aujourd'hui nous sommes arrives a Northcliffe, juste au sud de Pemberton ou j'etais fin septembre je crois. 30 min en voiture, mais 3 jours de marche en faisant des petits detours. Etrange de debarquer dans ce tout petit village qui me parait monstrueux d'agitation. Plein de voitures, plein de gens, plein de bruit. On n'entend plus les oiseaux.
Durant cette derniere semaine de marche, toujours autant d'animaux. Ma frayeur diminue et je commence a comprendre certaines logiques naturelles. Par exemple, garder sa tranquilite quand on est surpris par un animal, essayer de ne pas penetrer dans sa zone de securite. On a eu quelques petites aventures pas mal avec les serpents... Plus on monte vers le nord, plus la chaleur de l'ete monte. Mais les nuits restent froides, comme pour toi Babeth. J'espere que la temperature ne va pas trop augmenter parce que les pas sont plus difficiles sous le soleil...
Dans trois jours, nous sommes a Pemberton. Nous nous y arreterons la nuit. Je prendrai le temps de telephoner et de raconter plus en details notre marche.
Merci a tous pour vos mails!
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Publié à 02:46, le 16/11/2008, Northcliffe Mots clefs :
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210 km
Une semaine que nous marchons. D'Albany a Walpole par la cote. Notre attitude a change depuis le debut ou nous cherchions coute que coute a realiser ce trek en un mois. Nous avons adoucie le rythme et profitons plus. Nous avons eu quelques moments assez grandioses, forts en emotion! Avant hier, un enorme animal marin de plus de 5m se balladiait au bord de la plage. Comportement etrange. Impossible d'identifier ce que c'etait, une baleine, un enorme requin. Seb s'est jete a l'eau pour aller voir de plus pres... je suis restee pertifiee sur la plage, le sang glace, m'imaginant des scenarios abominables... mais Monsieur est revenu 15min plus tard, le sourire aux levres. Et quelques instant plus tard, l'animal nous a offert a voir un saut magnifique... c'etait bien une baleine...
Autre instant magique, en traversant une riviere, seb a attrape un poisson a mains nues. Que du bonheur de griller et deguster ce poisson entoure de pelicans et d'oiseaux alleches par l'odeur, au milieu d'un paysage grandiose.
Aujourd'hui grosse montee d'adrenaline, je marchais tranquilement, plongee dans mes pensees, quand subitement j'ai realise que mon pied etait a une quinzaine de cm de la tete d'un serpent qui faisait vibrer sa langue blanche. Sursaut suivi d'une course. Incroyable comme on peut oublier les douleurs de pieds et le poids du sac dans des moments comme ca.
Nous avons donc ralenti le rythmr, savourons plus nos journees, qui comptent malgre tout 8 a 10h de marche. Leves tot, couches tot. Journees bien riches et enrichissantes. On acquiere petit a petit plus de patience et d'humilite face a la nature australienne, les distance a parcourir et face a la faune...
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Publié à 05:17, le 10/11/2008, Walpole Mots clefs :
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De retour a Denmark
Apres deux jours de marche... environ 85 km, avec beaucoup de kilos sur le dos, me voila de passage a Denmark! Grande satisfaction! Je l'avoue un peu fatiguee. Mes petits pieds crient douleurs, j'essaye de ne pas trop les ecouter. En effet, MF, les ampules pulullent, heureusement que j'ai pris quelques pansements, et parait-il, il suffit de coller du gros scotch pour carton sur les ampules pour limiter les degats, j'essaye aujourd'hui. Mais nous avons decide apres reflexion avec Sebastien de ralentir le rythme. Les personnes que nous croisons sur le treck ne font qu'une vingtaine de km par jour, nous en faisons le double! On a peut etre commence un peu trop fort! Hier, nous avons fait plus de 10h de marche.
La marche est vraiment purificatrice, la fatigue devient satisfaction, merite. Je crois que c'est un des meilleurs moyens de decouvrir l'australie. On vit chaque element, les odeurs, les animaux, les paysages, les reliefs, la pluie, etc. On s'est pris plusieurs grosses averses. Et pendant les periodes ensoleillees plein d'animaux sortent profiter des rayons de soleil. Les serpents apprecient beaucoup le chemin! On a deja croise plusieurs gros specimens... dont le Tiger snake. On a aussi croise un "red kangourou", d'environ 2m. Et la nuit soit on monte la tente sur le chemin, soit on dort sous un toit en bois. Et bien qu'il n'y ai pas de murs pour proteger contre les animaux, ce toit est vraiment rassurant, je ne peux pas expliquer pourquoi. Je ne crains pas de dormir au milieu de la foret juste dans mon sac de couchage.
PS: Et oui, Xavier, ca se mange le kangourou, c'est meme super bon. Mais en Australie, cet animal est assez symbolique et beaucoup de personne ne veulent pas en manger.
Arthur: le petit chat est en vie!
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Publié à 09:27, le 6/11/2008, Denmark Mots clefs :
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Depart dans trois heures!
Finalement, depart imminent pour la looooooongue randonnee. Je vide mon sac au maximum en laissant le reste de mes affaires a l'auberge d'albany. Dans mon sac il ne reste que mon duvet, ma tente, deux trois vetements et de la nourriture. Quand on trie en pensant que l'on va tout porter, tout devient relativement inutile! Je n'ai presque plus rien dans mon sac, depouillee. L'ennui c'est que juste la tente, le duvet et la nourriture, ca fait deja bien lourd, a peu pres 10kg je pense.
Je suis excitee comme une puce! Dans trois heures, les premiers pas sur le "Bibbulmun Track"... que signifie ce nom indigene? je n'en ai aucune idee. J'aurai le temps de m'imaginer plein d'histoires de ce Monsieur Bibbulmun pendant la marche. Pendant a peu pres un tier du trajet on va longer la cote vers l'ouest puis le chemin remonte vers le nord vers Perth. Nous allons repasser dans certaines villes que je connais, comme Denmark (la communaute) ou Pemberton (les forets de karri).
Bon, j'ai encore quelques petits trucs a preparer avant de partir. Si pas de nouvelles d'ici deux semaines, alertez les rangers :)
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Publié à 10:32, le 3/11/2008, Albany Mots clefs :
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Au parc national de Porongurup
Depuis hier, je suis dans ce parc naturel. J'y reste trois jours. Une petite famille tient une auberge inaccessible par bus... donc pas grand monde, je suis toute seule. Et c'est plutot pas mal, diners avec eux et petit arrangement je travaille pour eux dans le jardin en echange du logement. Aujourd'hui, j'ai arrache les mauvaises herbes pendant 5 heures, au total, il me faut 2h de travail par nuit. Il ne me reste plus qu'une heure. Je commence a devenir sacrement experte en arrachage de mauvaise herbe! Mes mains se sont endurcies. Et demain marche dans ce parc qui semble bien beau... petit entrainement avant le trek. :) Et oui, apres reflexion, je pars faire le trek, mais attention, les 'plusieurs centaines de kilometres" dont je parlais sont en fait 1000 km... donc a peu pres la France du Sud au Nord. A faire en un mois (35 km par jours, c'est faisable), avant d'arriver a Perth ou je retrouverai Delphine... on se reposera ensemble, hein? Toi pour ton decalage horaire et moi pour mes petites pattes! 1000 km!!! Ca me rend euphorique rien que d'y penser! Un peu demesure, un peu fou, j'adore! Je sens que je vais vivre quelque chose de grand! Le nez dans la nature, l'Australie sauvage. Ce trek me trottait dans la tete depuis quelques semaines... mais partir seule ne me rassurait pas trop. Et t'en fait pas Maman, Bastien n'est pas mechant! Je ne suis pas inconsciente, je ne pars pas avec le premier venu :) Je rigole, mais de toute facon j essayerai au maximum de continuer ce blog quand je passerai dans des villages. Donc vous aurez des nouvelles. Le depart est a peu pres prevu pour dans une semaine.
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Publié à 03:49, le 31/10/2008, Porongurup Mots clefs :
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Encore un choix!
Bon, je ne sais pas du tout quoi faire. D'un cote il y a la ferme a Albany, permaculture, personnes adorables, plein de choses a apprendre. D'un autre il y a un trek a faire, plusieurs centaines de kilometres a pied, Albany/Perth. Si vous avez la curiosite regardez sur une carte. J'en meurs d'envie :) Je partirais avec l'autrichien, Bastien dont je parlais precedement, apres avoir ete a Esperance... Je pense que ca peut etre une experience grandiose. Vivre un pays a l'allure de la marche, il n'y a rien de mieux. Et ce parcours est tout equipe pour. Refuges tous les 15km. Passages le long des cotes, dans les forets, dans les villages. J'ai quelques jours pour y penser... et ouverte a tous commentaire de votre part, le choix est dur!
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Publié à 03:05, le 30/10/2008, Mots clefs :
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Petit coup de blues
Aujourd'hui a Albany... et comme toujours, une fois que l'on ne vie plus au present les evenemts, on se rend compte a quel point on s'y est attache. J'ai quitte aujourd'hui Dave et Claire, et tous ceux de Living Waters. Je me demande un peu pourquoi je suis partie, une boule coincee dans le ventre. Je m'etais attachee a eux, a ma caravane, aux soirees, aux potager, aux poules aussi. J'aimais aller voir tous les jours si mes semis avaient pousse un peu plus, si les limaces n'avaient pas fait un festin la veille. Cueillir les petits pois, surveiller le barometre, etc. Le quotidien etait beau.
Me voila a Albany, une amie de Claire m'y a accompagne en voiture. Deposee au meme backpackers qu'il y a vingt jours. Retrouvailles avec certaines personnes. Et bonne nouvelle, je constate que mon anglais s'est largement ameliore! Soiree avec un autrichien qui se balade en velo, ou plutot qui voyage en velo. Il a vingt ans et beaucoup d'energie. Demain, lui aussi compte acheter une tente... depuis trois mois, il voyage sans tente. C'est-a-dire que pour les grande etape, il dort au bord de la route! c'est incroyable comme la peur de chacun est relative! Moi qui trouve toujours quelque chose a imaginer pour m'effrayer.
En ce moment il pleut fort, orages eclairs monstrueux! Ce matin a 6h, j'ai ete reveillee en sursaut par un eclair qui n'a pas du tomber bien loin. Ce temps remet un peu en cause mon intention d'aller me balader dans les montagnes... Mais, comme on dit en Bretagne "il ne pleut que sur les cons"...
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Publié à 11:01, le 28/10/2008, Albany Mots clefs :
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La route continue
Dernière nuit à Living Water... ma première expérience de ferme a été bien particulière. J'en ressors enrichie, et curieuse de voir d'autres fermes.
Le festival s'est bien déroulé, beaucoup de musiciens de tout style, plein d'enfants qui jouaient partout, belle exposition de peinture. Le feu du gigantesque bonhomme en bois n'a pas déclanché d'incendie, les flammes montaient bien à une dizaine de mètres parfois! Beaucoup de gaîté. Et j'ai conduit! Première fois que je conduis en Australie, à gauche je vous le rappelle. Moment de stress et de fous rires avec Calinda que je conduisais en ville. Mise en route des essuie-glaces pour indiquer mon virage à gauche. Je n'ai pas dépassé les 20km/h en ville tellement il fallait que je remettes en cause tous mes réflexes.
Je pars donc en direction d'Espérance, plus à l'Est sur la côte. Là-bas, une autre ferme m'attend toujours pour du WWOOFing et de la permaculture. J'ai rencontré la propriétaire hier pendant le festival. A la différence de Living Waters, ils ont beaucoup d'animaux dont des moutons et des chevaux, et ce n'est pas une communauté. On ne s'est pas donné de date précise pour mon arrivée... je crois que j'ai besoin d'être un peu seule, de voyager, de marcher. Le fait d'être concentrée en permanence pour communiquer m'a un peu épuisée. Tous les soirs, je m'endors en 30 secondes et je fais des nuits de 9/10h... Fatigante l'immersion dans la langue anglaise! Je compte donc retourner à Albany demain pour m'acheter une tente et un bouquin (et des cordes pour nos chèvres Del)... aye du poids en plus dans le sac! Après, je suis assez tentée par un passage dans un parc national où je pourrai me balader dans les montagnes. Peut-être une escale sur la côte ensuite. Puis break a Espérance pour voir les plages, qui parait-il sont parmi les plus belles d'Australie. Cela avant d'arriver dans la ferme dans une ou deux semaines.
Je suis donc en train de remballer mes affaires, réparer deux trois trucs et recoudre mes vêtements avant de reprendre la route demain. Je suis heureuse d'être passée par Living Waters, j'y reviens en janvier pour des cours sur la permaculture. Un peu triste de partir... mais plein d'autres choses m'attendent.
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Publié à 03:50, le 27/10/2008, Denmark Mots clefs :
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Fleurs sauvages
En ce moment, c'est le printemps dans le sud-ouest australien. Cette régon est réputée pour ses fleurs sauvages, orchidées, iris, mimosa, etc... et plein d'autres que je ne connais pas! Voici quelques photos pour vous faire partager ce plaisir!


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Et pour finir, j'aimerais publier deux poèmes de Pierre Rabhi. Je l'avais déjà fait sur mon précédent blog... qui n'existe plus à présent... Donc pour ceux qui ne les ont pas encore lus.
Le lien est : http://www.pierrerabhi.org/blog/index.php?. Je vous conseille d'y jetter un coup d'oeil.
"Des songes heureux pour ensemencer les siècles...
Sachez que la Création ne nous appartient pas, mais que nous sommes ses enfants.
Gardez-vous de toute arrogance car les arbres et toutes les créatures sont également enfants de la Création.
Vivez avec légèreté sans jamais outrager l’eau, le souffle ou la lumière.
Et si vous prélevez de la vie pour votre vie, ayez de la gratitude.
Lorsque vous immolez un animal, sachez que c’est la vie qui se donne à la vie et que rien ne soit dilapidé de ce don.
Sachez établir la mesure de toute chose.
Ne faites point de bruit inutile, ne tuez pas sans nécessité ou par divertissement.
Sachez que les arbres et le vent se délectent de la mélodie qu’ensemble ils enfantent, et l’oiseau, porté par le souffle, est un messager du ciel autant que la terre.
Soyez très éveillés lorsque le soleil illumine vos sentiers et lorsque la nuit vous rassemble, ayez confiance en elle, car si vous n’avez ni haine ni ennemi, elle vous conduira sans dommage, sur ses pirogues de silence, jusqu’aux rives de l’aurore.
Que le temps et l’âge ne vous accablent pas, car ils vous préparent à d’autres naissances, et dans vos jours amoindris, si votre vie fut juste, il naîtra de nouveaux songes heureux, pour ensemencer les siècles."
Pierre Rabhi, Extrait du Recours à la Terre, Terre du ciel, 1995
Qu'est ce que vivre?
Il ne faut pas s’accrocher aux alternatives en se disant qu’elles vont changer la société. La société changera quand la morale et l’éthique investiront notre réflexion. Chacun doit travailler en profondeur pour parvenir à un certain niveau de responsabilité et de conscience et surtout à cette dimension sacrée qui nous fait regarder la vie comme un don magnifique à préserver. Il s’agit d’un état d’une nature simple : J’appartiens au mystère de la vie et rien ne me sépare de rien. Je suis relié, conscient et heureux de l’être.
C’est là que se pose la question fondamentale : qu’est-ce que vivre ? Nous avons choisi la frénésie comme mode d’existence et nous inventons des machines pour nous la rendre supportable. Le temps-argent, le temps-production, le temps sportif où l’on est prêt à faire exploser son cœur et ses poumons pour un centième de seconde… tout cela est bien étrange. Tandis que nous nous battons avec le temps qui passe, celui qu’il faut gagner, nos véhicules, nos avions, nos ordinateurs nous font oublier que ce n’est pas le temps qui passe mais nous qui passons. Nos cadences cardiaques et respiratoires devraient nous rappeler à chaque seconde que nous sommes réglés sur le rythme de l’univers.
L’intelligence collective existe-t-elle vraiment ? Je l’ignore mais je tiens pour ma part à me relier sur ce qui me parait moins déterminé par la subjectivité et la peur, à savoir l’intelligence universelle. Cette intelligence qui ne semble pas chargée des tourments de l’humanité, cette intelligence qui régit à la fois le macrocosme et le microcosme et que je pressens dans la moindre petite graine de plante, comme dans les grands processus et manifestations de la vie. Face à l’immensité de ce mystère, j’ai tendance à croire que notre raison d’être est l’enchantement. La finalité humaine n’est pas de produire pour consommer, de consommer pour produire ou de tourner comme le rouage d’une machine infernale jusqu’à l’usure totale. C’est pourtant à cela que nous réduit cette stupide civilisation où l’argent prime sur tout mais ne peut offrir que le plaisir. Des milliards d’euros sont impuissants à nous donner la joie, ce bien immatériel que nous recherchons tous, consciemment ou non, car il représente le bien suprême, à savoir la pleine satisfaction d’exister.
Si nous arrivions à cet enchantement, nous créerions une symphonie et une vibration générales. Croyants ou non, bouddhistes, chrétiens, musulmans, juifs et autres, nous y trouverions tous notre compte et nous aurions aboli les clivages pour l’unité suprême à laquelle l’intelligence nous invite. Prétendre que l’on génère l’enchantement serait vaniteux. En revanche, il faut se mettre dans une attitude de réceptivité, recevoir les dons et les beautés de la vie avec humilité, gratitude et jubilation. Ne serait-ce pas là la plénitude de la vie ?"
Pierre Rabhi le jeudi 10 mai 2007
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Publié à 10:04, le 23/10/2008, Denmark Mots clefs :
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Dans la peau de Panoramix
Planning bien chargé! Busy! (dernier mot que j'ai appris :) ) Ce week end, un festival est organisé à Living Waters. Plein de concerts, Jazz, Rock, Blues, Folk, expositions, éducation sur la permaculture... au moins 300 personnes sont attendues... si j'ai bien compris :) Donc cette semaine est principalement consacrée à la préparation pour moi. On est en train de construire un énorme bonhomme en bois que l'on va faire brûler dimanche. Il mesure au moins 4 ou 5 mètres. On en est au 5ème essais, les quatre premiers se sont effondrés au moment où on les aidait à se lever. Nouvelle technique, on le construit debout. Je croise les doigts!
Dans la peau de Panoramix? hihihi. Hier Claire m'a expliqué la recette d'une potion magique pour enrichir le sol. Allez, je vous la dévoile! D'abord son nom: la cinq cent... oui, pas la peine de me demander pourquoi. Il faut prendre du crotin de chèvre. Le fourrer dans une corne de chèvre. Mettez le tout dans une boite en bois que vous enterrez dans le jardin. Attendez six mois. Au moment où le calendrier lunaire le permet, déterrez cette boite. Prenez quelques grammes de la substance obtenue que vous mélangez à 5 litres d'eau dans un seau. Ensuite mettez l'eau en mouvements circulaires à l'aide d'une grande cuillère en bois. 10 secondes dans un sens, 10 secondes dans l'autre. Cela pendant une heure. Cette phase permet d'accumuler de l'énergie cosmique dans la potion. Etape finale, la plus rigolote, jouer au magicien en trempant quelques branches feuillues (la baguette magique) dans le seau et en fouettant l'air pour faire s'envoler les gouttelettes de potion dans le jardin. Répartir sur chaque massif de plantes. Attention comme l'homéopathie, pas la peine d'arroser abondamment les plantes, juste quelques gouttes suffisent. Voilà, vous m'en direz des nouvelles! Hier, je me suis baladée au coucher du soleil avec ma potion, je me suis déchaînée dans tout le jardin, à faire pleuvoir de la 500 sur toutes les plantes, même les poules ont eu droit à un peu de potion, elles pondront peut-être plus d'oeufs! J'en ai aussi recu pas mal sur moi, mais pour le moment, je n'ai pas encore constaté de changements...
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Publié à 06:24, le 21/10/2008, Denmark Mots clefs :
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Mon petit plaisir du jour
Youhouuuu ! J’ai une moustiquaire ! Fini les nuits où je mets une demi-heure à éteindre la lumière. Fini les nuits où je meurs de chaud parce que je n’ose pas sortir de mon duvet, de peur de me découvrir. Merci Monsieur Moustiquaire pour ton invention !
Aujourd’hui, journée « off », c’est-à-dire pas de boulot. C’est l’anniversiare de Dave, 69 ans. Hier soir, autour d’une bière fabrication maison, Claire me montrait les photos de la construction du bâtiment principal. Huit années de travaux. Ils se sont débrouillés avec peu d’argent, des wwoofers, et des amis expérimentés. Récupération des matériaux à Perth, lors de destruction d’anciennes maisons… Huit ans, et quelle satisfaction aujourd’hui de se sentir chez soi. Comme une récompense, un mérite. Des plaisirs simples. Etre sous un toit que l’on a construit, boire une bière faite maison, pendant que les légumes du jardin mijotent sur le feu… tout est satisfaction. Et qu’est-ce qu’on se sent apprécier les choses, qu’est-ce qu’on les déguste quand on participe à leur création ! Peut-être un grain de fierté dans tout ça…
Bon, il ne faut pas que je caricature leur mode de vie. Ils achètent beaucoup de produits, ils utilisent leur voiture (GPL), ils consomment quand même.
Ces dernier temps, au milieu de tout ça, je me sens toute petite. Comme si j’avais tout à apprendre pour aller vers ce qui m’inspire. Rien que de ramasser les œufs des poules, c’est pas si simple ! Pour le jardin, ils fonctionnent avec le calendrier lunaire, auquel je ne comprends pas grand-chose. Pour construire une maison… n’en parlons pas, il me faudra vraiment des amis qui s’y connaissent… J’ai tellement à apprendre ! Impression que je ne suis qu’en bas de l’escalier, que tout reste à gravir. La permaculture, à la différence de l'agriculture bio ou du bio-dynamisme, est plus global. Il ne concerne pas que les cultures. C'est un ensemble, un mode de vie. Pour le moment, cette première semaine m’a déjà permis d’avoir un aperçu et des premières impressions fortes idylliques de la permaculture.

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Publié à 03:03, le 19/10/2008, Denmark Mots clefs :
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Après quelques jours à Living Waters
C’est difficile d’expliquer pourquoi je me sens bien ici. Ca tient à quoi le fait que je savoure chaque instant là? Pourquoi ce type de vie là m’inspire ? Avant d’arriver, je croyais que c’était l’autonomie que je recherchais dans ma ferme idéale, le fait de ne dépendre de personne d’autre au niveau énergétique, alimentaire… n’être concerné par l’argent que pour les choses incontournables. Mais au final, je ne pense pas que tout ce qui découle de ce principe d’autonomie me séduise. Je craints que l’autonomie implique l’isolement vis-à-vis du reste du monde. Ici, à « Living Waters » (c’est le nom de l’éco-village), ils ne sont pas autonomes et j’ai l’impression d’y trouver tout ce que je recherche. Ils ne cherchent pas à refaire le monde, ils ne sont pas extrémistes, ils n’imposent rien aux autres, ils vivent simplement avec comme valeurs premières le respect des autres et de la terre, et le partage. Ce n’est sûrement pas le paradis comme je le disais précédemment. Ils vivent des moments difficiles et des moments étincelants, comme tout le monde. Mais ils cherchent à aller en avant.
Concernant mon quotidien, c’est relativement le même schéma tous les jours. Levé vers 7h… plus tard que les autres qui se lèvent avec le soleil. Petit déjeuner anglais, œufs, toast, tomates champignons, et plein d’herbes du jardin. Thé bien sûr. Ensuite vers 10h, c’est boulot pendant trois heures environ. En ce moment, la lune est bonne pour les semis. Donc ça carbure dans le potager. Je prépare la terre, retire les mauvaises herbes, creuse les bords pour l’écoulement de l’eau… Aujourd’hui, il faisait presque 30°C sous le soleil australien qui tape bien plus fort qu’en France. La sueur a coulée !
Ensuite, je suis partie avec des amis sur la côte. Superbe, eau bleu turquoise transparente. Je me suis baignée mais timidement à cause des raies qui tournaient autour de moi…
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Publié à 10:15, le 15/10/2008, Denmark Mots clefs :
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Toujours aussi bien!
Je confirme que c'est un petit bout de paradis. Dave et Claire sont adorables. Je regrette seulement un peu que mon anglais soit si minime, l'échange en est réduit.
Ici, j'ai beaucoup de temps pour moi, j'apprends la guitare, je lis, j'essaye de mémoriser tous les nouveaux mots anglais, j'apprends sur la permaculture... C'est incroyable comme je m'investis dans plein de choses. Cet environnement me transmet de l'énergie pour tout. Au niveau du boulot que je fais, c'est par exemple le matin allumer un feu dans la chaudière pour avoir de l'eau chaude la journée, aller chercher les oeufs des poules. Hier, j'ai débroussaillé un coin pour permettre à un cerisier de respirer, ensuite j'ai recouvers le sol des herbes que je venais de couper. Ces herbes sont particulières, elles n'ont pas poussé là par hasard, elles sont très bonnes pour le sol (je n'ai pas compris pourquoi...). Ensuite des dizaines d'allers et retours avec des brouettes pleine de copeaux, terreau fermentés pour recouvrir le sol sous le cerisier... et j'ai fait pareil aujourd'hui. Inutile de dire que la nuit je dors bien, j'en oublie presque les araignées... euh non, pas tout à fait...
Ce matin, on a été se balader sur la côte... une merveille! A la hauteur des côtes bretonnes :) J'ai rarement vu un endroit aussi beau. La plage s'appelle "light beach". La lumière, l'océan très puissant, les rochers, le sable blanc... et dire que cet endroit est très peu fréquenté! J'y planterais bien ma tente pour y séjourner quelques temps!
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Ma caravane

La maison

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Publié à 05:26, le 12/10/2008, Denmark Mots clefs :
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Un petit coin de paradis
Mes pas, un peu incertains, m'ont menés dans un petit coin de paradis!
Denmark est une petite ville cotière proche d'Albany, les habitants sont plutôt tournés vers un mode de vie alternatifs, écotourisme, agriculture bio, communautés... Je suis depuis hier dans un petit village fondés par quelques amis qui ont décidés de vivre autrement. Ils sont une quinzaine, de tout âge. Celui qui m'accueille est Dave, un monsieur de 70 ans extraordinaire. C'est lui qui a mis en place le village. Les quelques règles de base sont: utilisation d'énergie solaire, d'eau de pluie et puisée dans les alentours, partage et permaculture. J'en oublie sûrement certaines.
Dès que je suis arrivée, j'ai compris que j'allais vivre une expérience grandiose. Tellement à apprendre ici. J'ai ressenti un bien-être profond. Comme si j'arrivais à un endroit où tout prennait un sens. Première chose que Dave m'a enseigné, c'est "le cycle de toute chose", fondemental pour vivre en harmonie avec son environnement. Ca se rapproche beaucoup des propos de Pierre Rabhi. La terre nourri les plantes et les animaux, qui nous nourrissent, et les hommes doivent nourrir la terre. Dans cette histoire, les toilettes jouent un rôle très important. Tous nos excrements sont récupérés pour nourrir la terre. Ils sont conservés avec plein de vers qui transforment cette matière en matière très riche. Bon, j'ai encore beaucoup à apprendre, mais j'ai déjà saisi quelques trucs. Dans le principe de permaculture l'homme est là pour comprendre et mettre en place toutes les interactions entre les éléments naturels. Par exemple, les poules vont vivre dans le potager où elles vont retourner la terre pour se nourrir des limaces. Elles font donc tout le travail! Et en comparaison avec une ferme traditionnelle, toutes les cultures sont mélangées intelligement. Il suffit de savoir quelles interactions créer. Et au final, peu d'énergie est utilisée, le cycle se met en place naturellement.
Dur, d'être clair, je n'en sais encore que très peu. Je reste donc dans ce petit coin de paradis au moins deux semaines. Les gens sont simples, intelligents... Je me sens bien. Et, bien que je dorme dans une caravane, au milieu de la forêt, avec toutes les fenêtres ouvertes, avec pleins de bebettes bien sûr, j'ai très bien dormis! Non, franchement, j'en suis plutôt fière... contrôle de ma peur des araignées! C'est de l'auto persuasion, je me répète qu'il ne me sert à rien d'avoir peur, si je me fais mordre dans mon sommeil, et bien qu'est-ce que je peux y faire! Et puis, je n'ai pas envie de me plaindre des araignées dans un endroits comme celui-ci, chaque chose a sa place! Les araignées font parties d'un tout.
Del: Et bien il ne te reste plus qu'à rattraper ton retard et à lire "Le petit prince"!
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Publié à 10:43, le 10/10/2008, Denmark Mots clefs :
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C'est reparti!
J'ai l'impression d'etre une puce qui a la bougeotte, qui saute partout, qui vie a 300 km/h tellement il se passe de choses. En meme temps j'essaye de prendre mon temps, mais tout s'enchaine vraiment vite. Hier, j'etais a Manjimup, instant desagreable... "ce qui ne tue pas rend plus fort", dixit un australien fort sympatique rencontre Pemberton. Enfin voila, j'ai pris le premier bus venu... Albany... pourquoi pas. Je ne savais pas vraiment ou cela se situait sur la carte... je crois sincerement au fait que le hasard fait bien les choses. Donc merci le hasard de m'avoir conduit chez ces profiteurs :) merci de m'avoir conduit a Albany.

Ce matin, j'ai appele une ferme dans laquelle je vais demain... oui, tout s'enchaine a une allure folle! Je vais juste vous traduire rapidement leur description: ' C'est un eco-village qui a ete mis en place a but educatif et demonstratif. Les batiments, l'energie et l'eau sont alternatifs. Potager, verger. Cours de permaculture. Beaucoup de travail dans le jardin et dans la construction". Je crois et j'espere sincerement que je vais m'y plaire! Et je vous expliquerai bientot ce qu'est la permaculture.
Ce matin, belle balade autour d'Albany. J'ai reussi a controler ma peur des bebettes... point positif. Mais point negatif en ce qui concerne la protection solaire. Il va falloir que je m'habitue a ce trou dans la couche d'ozone!
Et, Maman, j'ai rigole sur le chemin ce matin... devine ce que j'ai decouvert!! Des griffes de sorcieres!!! C'est une plante que l'on trouve sur les cotes bretonnes. Elle a ete importee... d'Australie peut-etre... et c'est une catastrophe dans le Finistere car elle envahie les cotes. Cet ete, Maman et moi etions a la chasse aux "griffes de sorcieres". Et voila que j'en trouve ici. Elles avaient cependant l'air respectueuses de leurs voisines les autres plantes.
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Et autre decouverte, j'ai apercu le serpent du Petit Prince qui se baladait au large!
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Publié à 04:51, le 8/10/2008, Mots clefs :
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juste deux minutes de connection
Juste pour dire que je suis liiiiiibre!!!!! Je suis a Albany ce soir. Le coin a l'air magnifique encore! Vive l'Australie.
Plus de details demain.
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Publié à 07:54, le 7/10/2008, Mots clefs :
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Déception
Oui, je n'avais pas compris grand chose concernant là où je me rendais. Cette ferme... rien à voir avec une ferme. Rien à voir avec des bucherons. Ils ont bien un atelier où ils travaillent le bois, ok, mais les "wwoofers" (ceux qui font du wwoofing) n'y travaillent pas. Non, ce petit couple d'une soixantaine d'années a fait construire une maison en périphérie de Manjimup, dans laquelle il y a tout à faire à l'intérieur et à l'extérieur. Ils font venir des jeunes comme moi pour coudre les rideaux, retirer les mauvaises herbes, poser la terrasse, aménager le jardin et l'intérieur de la maison... ça pourrait être intéressant mais, je ne me sens pas du tout bien ici. Il faut commencer par le début. Je les ai attendu 4h hier devant un parking. Quand ils sont arrivés, j'ai été accueillie comme un chien parce que j'étais en train de fumer une cigarette. La femme a été audieuse! Ca s'est calmé après, elle s'est excusée, mais j'ai l'impression d'être tombée chez une folle, une totalitaire qui profite du système de WWOOFing.
Peut-être qu'ils ne sont si horribles, peut-être que je pourrais vivre une bonne expérience ici. Mais je ne vois pas ce que je pourrais en tirer. Ce matin, quand je jardinais dans le jardin, je me demandais vraiment ce que je fesais là. J'étais comme un esclave à qui on n'explique rien, à qui on demande juste de prendre la pierre qui est là est de la poser là-bas. Le but de mon travail était de rendre le jardin estétiquement beau, c'est-à-dire ramasser les feuilles, passer le rateau... non, j'ai du mal à m'expliquer, mais c'était à des années lumières de mes intérets. Je m'en fout de ramasser les feuilles, de rendre leur jardin beau. Je veux comprendre comment entretenir la terre, comment la rendre fertile! Il faut peut-être les ramasser les feuilles pour soulager la terre, je n'en sais rien. Enfin bon, je m'énerve un peu pour rien là, je ne trouve pas vraiment mes mots en plus.
Le fait est que je ne me sens pas l'envie d'être compatissante. Je devais rester une semaine minimum chez eux et bien aucune envie de bosser bénévolement pour eux. J'ai acheté un ticket de bus pour demain direction Albany. Là-bas, je chercherai tranquilement une nouvelle ferme, "biologique" cette fois! Avec un potager et des animaux!
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Publié à 04:44, le 6/10/2008, Manjimup Mots clefs :
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Tranquilou
Qu’est ce que Pemberton est tranquille ! J’apprécie vraiment ce calme. Le temps n’est pas magnifique, certes. On est au printemps, il pleut plusieurs fois par jour, comme en Bretagne. Je passe beaucoup de temps auprès de la cheminée à soigner le feu, à bouquiner, à jouer de la guitare, à discuter, à me ballader. Ca fait du bien de se poser au calme, juste à se sentir bien. Avant hier, j'ai visité le coin avec un couple australien, adorables. Route des vins, dégustations des vins australiens. Je ne suis pas experte, mais certains étaient vraiment bons! On est monté en haut des arbres, à 70m, avant les dégustations :) ! Vue magnifique! L'adrénaline enjolive sûrement l'intensité du moment. La journée a été bien riche en découvertes. Moi qui avait prévu de tout visiter en cinq jours!
Demain, départ pour la ferme!
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Publié à 03:27, le 4/10/2008, Pemberton Mots clefs :
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Qui suis-je ?
 Je quitte la Bretagne pour deux ans de voyage... Premiere etape: l'Australie, la seconde: la Nouvelle-Zelande. Au moment du depart, je pense voyager de fermes en fermes pour acquerir de l'experience et peut-etre faire plus tard faire ma petite ferme bio autonome... mais à vrai dire on verra bien ce que me reserve mon destin!
Où suis-je actuellement ?
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